mercredi 16 août 2017

Rétrospective : Gérard Manset






Une compilation de tous les articles paru sur ce blog au sujet de Gérard Manset.





Gérard Manset, né le 21 août 1945 à Saint-Cloud, est un auteur-compositeur-interprète, peintre, photographe et écrivain français. Le grand public le connaît généralement plus pour son œuvre musicale que pour ses autres facettes artistiques. (Suite sur Wikipedia)
 
 
Voici quelques chansons de son premier album, paru en 1968.






Animal on est mal




La toile du maître




Lorsque en 1970, Gérard Manset publie son deuxième album, "La mort d'Orion", alors que je n'étais pas très friand de chanson française, là, ce fut le choc : ce n'était plus de la chanson, c'était de la musique, chantée par une voix vite devenue familière, avec en plus des texte poétiques et mystérieux, qui s'imprégnaient à merveille dans mes jeunes neurones avides de nouveauté!
J'ai choisi le premier titre de la seconde face (hé oui, en ce temps là, les disques vinyls avaient deux faces...), "Vivent les Hommes", un morceau lent et subtil, reflétant à merveille l'univers si particulier du chanteur et sa façon à lui de dire qu'il aime le genre humain.




Toujours extrait de "La mort d'Orion", voici l'une des plus étranges musiques de Gérard Manset, Le paradis terrestre.





"Ce troisième album de Manset est devenu un mythe pour les happy-fews connaissant l’artiste et sa production. Cet opus sans nom, vendu si peu à sa sortie, n’a jamais eu les honneurs d’une réédition et est aujourd’hui quasi-introuvable"
Lire l'article complet sur kultura.
J'ai choisi de vous faire découvrir la chanson qui occupait la deuxième face du vinyl, Jeanne, morceau étiré dans le temps, semblant ne jamais vouloir se terminer, comme si Gérard Manset avait eu besoin de répéter inlassablement les mêmes motifs pour transmettre enfin son message, sa poésie, sa musique.


Jeanne

Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Buvant le vin des musiciens
Entourés d'hommes et de chiens
Fidèles aux longs cordages
Et qui tenaient debout leurs fusées
On lui mit autour du cou
La dent du dernier cheval mort
Qu'on avait amené chez nous
Et dont on dit qu'il bouge encore
En elle-même, au fond du puit
Du temps qui s'est passé depuis
Alors autour des barques folles
Les flammes rouges montent du sol
Et devant l'évêque de Meaux
On parle d'elle à demi-mot
On dit de Jeanne revenue
Rendant au ciel sa lame nue
Que chaque démon qu'elle abat
C'est celui qu'elle avait mis bas
Quand elle revint chez les siens
Les gens l'attendaient sur le port
Fumant l'herbe des magiciens
Jouant sur des violons anciens
Au creux de leur âme s'envole
La chanson de Jeanne la folle
On dit que Jeanne est revenue
Que c'est le démon toute nue
Et devant l'évêque de Meaux
On la condamne à demi-mot
A côté d'eux, la Marne roule
Et, de son écharpe, elle enroule
Magiciens sans cérémonie
Qui montent le creux de son lit
Alors, tout est bien
Et, de la Marne au Rhin
Les hommes et les chiens
Tout le long du canal
Suivent Jeanne au bûcher bancal
Quand elle revint chez les siens
Vivante et tous les autres morts
Il s'en trouvait peut-être bien
Qui l'attendaient, qui l'aiment encore
Au fond du puits volent les cendres
Où l'on voit son âme descendre
On dit que Jeanne reviendra
Portant sa tête dans un drap
Autour des barques qu'on a mises
Montera l'eau de la Tamise
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu
Et chanteront les vagues bleues
Crachant des anges comme il pleut
Des faux, des fourches et des pieux
C'est pour le jugement de Dieu.






mardi 15 août 2017

15 Août



Publié initialement le 15/08/2012










Gino Vannelli : Ugly Man







"Ugly man" : un titre parmi tant d'autres, que j'aime particulièrement pour son équilibre entre le texte, la mélodie et les harmonies. J'ai d'ailleurs fait il y a longtemps un relevé de cette chanson, après vérification, il s'est avéré relativement exact! Alors, avis aux amateurs de beaux accords...


Who am I

To the rabble and the wise
Am I just a young and shallow face that years erase
Am I more than that
Oh do they wonder how can I
Bring the world beneath this guise
In the silence of my languished soul
Lies a truth unknown
Oh yes I am
I am just an ugly man
Alone

I work no day with self deception
All that I am
Is one common grain of sand
But the sun does rise for every man alive
And how my heart is clear cause I have from what I do
And I do just what I am

Oh no man is born a starless sky 'neath his naked hide
Lord yes I am
Maybe I'm a lucky man
Inside


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lundi 14 août 2017

The Kinks




The Kinks est un groupe de rock anglais formé en 1964 à Muswell Hill, dans le nord de Londres, par les frères Ray et Dave Davies. Il est considéré comme l'un des groupes les plus importants et influents de son époque. (Suite sur Wikipedia)

The Kinks (argot anglais : les excentriques) fait donc partie de ceux dont la carrière s'est installée dans la durée, à l'instar des Beatles ou des Rolling Stones. J'ai choisi le titre qui représente pour moi ce que j'ai le plus aimé dans la musique de ce groupe, la voix fragile de Ray Davies, une ambiance mélancolique, bien qu'ancrée dans le rock, une recherche indéniable dans l'instrumentation; en bref, "Dead End Street" reste l'un de mes morceaux préférés de la "pop music" de cette époque. Et puis en bonus, un autre titre excellent, "Sunny Afternoon".



Dead End Street

There's a crack up in the ceiling,
And the kitchen sink is leaking.
Out of work and got no money,
A Sunday joint of bread and honey.

What are we living for?
Two-roomed apartment on the second floor.
No money coming in,
The rent collector's knocking, trying to get in.

We are strictly second class,
We don't understand,
(Dead end!)
Why we should be on dead end street.
(Dead end!)
People are living on dead end street.
(Dead end!)
Gonna die on dead end street.

Dead end street (yeah) (x2)

On a cold and frosty morning,
Wipe my eyes and stop me yawning.
And my feet are nearly frozen,
Boil the tea and put some toast on.

What are we living for?
Two-roomed apartment on the second floor.
No chance to emigrate,
I'm deep in debt and now it's much too late.

We both want to work so hard,
We can't get the chance,
(Dead end!)
People live on dead end street.
(Dead end!)
People are dying on dead end street.
(Dead end!)
Gonna die on dead end street.

Dead end street (yeah) (x2)

(Dead end!)
People live on dead end street.
(Dead end!)
People are dying on dead end street.
(Dead end!)
Gonna die on dead end street.

Dead end street (yeah)
Head to my feet (yeah)



dimanche 13 août 2017

J.H.Fabre et la lycose de Narbonne









Jean-Henri Fabre, né le 21 décembre 1823 à Saint-Léons du Lévézou (Aveyron), mort le 11 octobre 1915 à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse), est un homme de sciences, un humaniste, un naturaliste, un entomologiste éminent, un écrivain passionné par la nature et un poète français, lauréat de l'Académie française et d'un nombre élevé de prix. (suite sur Wikipedia)


Voici l'introduction au chapitre concernant la Lycose de Narbonne, extrait des «Souvenirs entomologiques»:


«Michelet nous raconte comment, apprenti imprimeur au fond d'une cave, il entretenait des rapports amicaux avec une Araignée. A certaine heure, un rayon de soleil filtrait par la lucarne du triste atelier et illuminait la casse du petit assembleur de lettres de plomb. La voi­sine à huit pattes descendait alors de sa toile et venait, sur le bord de la casse, prendre sa part des joies de la lumière. L'enfant laissait faire; il accueillait en ami la confiante visiteuse, pour lui douce diversion aux longs ennuis. Lorsque nous manque la société de l'homme, nous nous réfugions dans celle de la bête, sans perdre toujours au change.

Je n'endure pas, Dieu merci, les tristesses d'une cave: ma solitude est riante d'illumination et de verdure; j'assiste, quand bon me semble, à la fête des champs, à la fanfare des merles, à la symphonie des grillons; et cependant, avec plus de dévotion encore que n'y en mettait le jeune typographe, je fais commerce d'amitié avec l'Araignée. Je l'admets dans l'intimité de mon cabinet de travail, je lui fais place au milieu de mes livres, je l'installe au soleil sur le bord de ma fenêtre, je la visite passionnément chez elle, à la campagne. Nos rapports n'ont pas pour but de faire simple diver­sion aux ennuis de la vie, misères dont j'ai ma part tout comme un autre, ma très large part; je me propose de soumettre à l'Araignée une foule de questions auxquelles, parfois, elle daigne répondre.

Ah! les beaux problèmes que suscite sa fréquentation! Pour les exposer dignement, ne serait pas de trop le merveilleux pinceau que devait acquérir le petit impri­meur. Il faudrait ici la plume d'un Michelet, et je n'ai qu'un rude crayon, mal taillé. Essayons, malgré tout: pauvrement vêtue, la vérité est encore belle.»





jeudi 10 août 2017

Un petit coin de poésie...






Matin (Frederico Garcia Lorca)

Par Fannie, 11 ans.




Pour un art poétique (Raymond Queneau)

Par Julie, 13 ans




Il y a les mots ..
Il y a la voix ..
Il y a les doigts ..

Le tout réuni
chante la voie,
ce qui se pose
dans cet espace là
vibrant de Joie.

Lise





mercredi 9 août 2017

34, vous avez dit 34...







Cliquer sur l'image, puis utiliser les flèches droite et gauche du clavier.


Une petite fantaisie graphique pour pimenter cette histoire mathémagique...

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